| La France victime
des CPL Après expérimentation
de la technologie CPL dans des conditions ayant donné à
croire qu'il n'y aurait pas d'interférences avec le service
amateur; un déploiement à grande échelle
a commencé en France depuis quelques mois dans des conditions
visiblement différentes.
Les rares réseaux publics contrôlés comme
celui de La Haye du puits dans le département de La Manche
sont jugés inefficace et d'un succès commercial
très limité. Les autres ont été simplement
arrêtés.
Le déploiement actuel est particulièrement
remarqué en Région Parisienne ce qui semble paradoxal
compte tenu du fort développement de l'ADSL et des hypothèses
qui avaient été annoncées au départ
d'apporter une solution de haut débit en zone rurale. La
communauté radioamateur est ainsi destinée à
devoir affronter de sérieux problèmes d'interférences
et le premier cas concret vient de se déclarer.
Le Conseil régional du département
77 a autorisé la société EDEV-CPL (filiale
d'EDF) à installer des équipements utilisant une
technologie de « Schneider Electric communications AB »
dans un grand nombre de communes. A ce jour 3 ont été
identifiées et un cas de brouillage violent a été
immédiatement mis en évidence sur une installation
fixe. Au cours de sa présentation aux futurs usagers et
en réponse à une question sur les interférences,
le représentant d'EDEV avait répondu que, si cela
devait se produire, la solution de « notching » télécommandable
à distance serait immédiatement mise en service,
tout en ajoutant que ce n'était jamais arrivé et
que tous les cas examinés à ce jour étaient
imputables à d'autres parasites que les CPL.
Suite à une mise en service au début
du mois d'Avril 2006 et après plusieurs vérification
sur le terrain de la corrélation entre les signaux reçus
sur l'antenne d'une installation radioamateur fixe et ceux rayonnés
par un boîtier relais situé à moins de 100m,
la société EDEV a été immédiatement
avertie afin de procéder à la mise en place de la
solution la plus appropriée pour diminuer les interférences.
Si un accusé de réception a bien été
envoyé, aucune opération technique n'a, semble-t-il,
pu être enclenchée depuis plus de 10 jours malgré
la fourniture d'informations précises sur le lieu et la
nature des problèmes.
S'il est permis ainsi de mettre en doute
l'efficacité promise par EDEV pour solutionner les interférences,
il est aussi permis de se demander si la plainte des radioamateurs
ne ferait pas l'objet d'un traitement au second ordre des priorités
de l'industriel car bien entendu pendant ce temps ou rien ne se
fait, les interférences perdurent. L'approche amiable officieuse
ne semblant rien donner, le REF-Union a averti l'ANFR qui doit
aller constater sur place l’amplitude des perturbations
et une plainte détaillée est en préparation
pour être déposée officiellement.
Les autorités françaises
ont été averties depuis longtemps de l'existence
de ce risque d'interférences et les autorisations de déploiement
données pour les réseaux CPL sont bien conditionnées
à la prise en compte de ce problème à solutionner.
Sans connaître en détail les 79 communes qui seront
impliquées dans ce déploiement sur le département
77 et compte tenu du niveau très élevé des
interférences constatables à des distances supérieures
à 50m des installations CPL, on peut s'attendre à
plusieurs dizaines de plaintes à moyen terme.
A l'image de cette expérience, le
déploiement dans les 63 mois à venir du programme
CPL Sipperec dans la couronne Parisienne pour raccorder 130.000
immeubles devrait générer une bonne cinquantaine
de plaintes sinon plus.
Les autorités françaises
se montrent cependant soucieuses de ce problème d'interférence
en interrogeant les autorités autrichiennes sur la nature
des lignes électriques à l'origine de relevés
d'interférences importantes. Il semblerait que les lignes
aériennes soient particulièrement coupables ce qui
semble à priori normal. Notons cependant que les lignes
souterraines ne le sont plus dès qu'il s'agit d'alimenter
un immeuble et que le problème reste entier même
si la probabilité d'interférer ailleurs est plus
faible. Il suffit de se déplacer dans les zones installées
du département 77 avec un récepteur AM portatif
calé sur n'importe quelle fréquence entre 3 et 13
MHz pour le vérifier.
Le groupe cem invite les radioamateurs
de la Région Parisienne à la plus grande vigilance
pour coordonner les réactions à tous ces déploiements
de réseaux CPL en restant en contact avec lui soit directement
avec ses membres soit en se signalant à l'adresse cem@ref-union.org
. Nous nous permettons d'insister sur le fait que le dépôt
de plaintes isolées sans certitude de l'origine CPL nuirait
à l'efficacité de leur traitement et déconsidérerait
les actions de protection en cours.
Texte reçu par
Jacques MdM / F2MM
Source REF -UNION |